"Je protège l'eau de Wallonie"

Face aux problématiques environnementales et économiques actuelles, notre société prête une attention toujours plus grande à la qualité de notre environnement.

Quelle terre laisser à nos enfants ? Comment garantir des ressources naturelles pérennes et durables ?

Comment garder un cadre de vie de qualité ?

Ces questions de société sont devenues courantes, tant dans les médias que dans les politiques sociales actuelles.

Nos éleveurs et cultivateurs travaillant au quotidien avec la nature, il est normal que ceux-ci, peut-être plus que d’autres, se retrouvent au cœur de ces préoccupations.

Après tout, existe-il une relation plus privilégiée que celle qui lie la nature et le monde agricole ?

L’or bleu belge

Contrairement à d'autres régions du monde où l'accès à l'eau est un défi quotidien (en termes quantitatifs et qualitatifs), la Belgique, de par sa nature géologique et sa situation géographique, possède une richesse exceptionnelle au travers de ses réserves en eau. Qu’il s’agisse des nappes phréatiques ou des eaux de surface, le plat pays fonctionne comme un formidable coffre-fort à or bleu qu'il convient de préserver et protéger. Conscient de la fragilité de ce milieu, l'UNAB et des agriculteurs volontaires ont décidé de faire bouger les choses en effectuant un travail de préservation et de sensibilisation à la problématique de l’eau.

 

Le projet "Je protège l'eau de Wallonie" est né de cette initiative ! Il a comme vision globale de fédérer et de soutenir les initiatives des agriculteurs visant la préservation de notre ressource en eau. Son objectif principal est de réduire ou stopper l'utilisation des pesticides et des engrais chimiques dans les exploitations agricoles et ainsi préserver les ressources hydriques tant en termes qualitatifs et quantitatifs. Découlant de ce projet, la coopérative 'Nos agriculteurs, Notre eau' (NANE) est née le 16 juillet 2018 après plus de deux années de rencontres et de concertations. 

Aujourd'hui, suite à un appel à projets de la SPGE remporté par la coopérative NANE en partenariat avec l'UNAB, la SoCoPro, le GAL Pays des Tiges et Chavées, une nouvelle équipe vient soutenir et renforcer la coopérative afin de mettre en oeuvre ce projet prometteur et ambitieux.

Ensemble vers une diminution des pesticides chimiques de synthèse, mais pas que...

 

La qualité de l'eau est influencée par de multiples facteurs. Parmi ceux-ci, les intrants chimiques tels que les pesticides de synthèse (PCS) et les nitrates issus notamment de l'utilisation d'engrais en agriculture sont une source majeure de pollution de l'eau. Les PCS plus particulièrement sont utilisés dans la lutte contre les insectes ravageurs, les champignons, parasites, adventices, ... en favorisant la recherche du résultat immédiat (tel que le rendement) et au détriment d’une vision globale du fonctionnement de l'écosystème à long terme.

Si les effets négatifs de cet usage sont généralement connus (santé, problématique des abeilles, pollution de l’air, dégradation des sols…), la modification des pratiques n'est pas chose aisée. Les conséquences de l'utilisation des intrants chimiques sur la qualité de l’eau et des nappes phréatiques sont importantes et persistantes. C'est pourquoi le projet vise à diminuer l'utilisation des pesticides mais également à favoriser une fertilisation raisonnée permettant de limiter les pertes en nitrates ou encore de favoriser toutes les techniques culturales ayant un impact positif direct ou indirect sur la qualité de l'eau.

 

"Mieux vaut prévenir que guérir" dit le proverbe ...

La bonne qualité de notre ressource en eau souterraine est menacée par le nitrate et les pesticides (principalement les herbicides). La problématique des pesticides ne se règle pas par des dilutions et mélanges d'eau comme pour les nitrates mais par l'installation d'un traitement coûteux par adsorption sur charbon actif. Développer une politique de prévention efficace permettrait de réduire ce coût significativement. À titre d’exemple, la CILE (Compagnie Intercommunales Liégeoise des Eaux), a estimé que les frais de traitements des eaux et du forage de nouvelles captations avoisinent 0.4 €/m³, soit en moyenne 8 % de la facture d’eau du consommateur. Face à cette situation, les agriculteurs ont décidé, malgré les coûts et l’investissement personnel, d’entamer un travail de protection des ressources hydriques. Des éleveurs et cultivateurs – bio ou non – travaillent ensemble, vers et avec les consommateurs, pour une agriculture plus verte et une meilleure pérennisation des réserves hydriques belges. Une initiative privée qui pourra venir renforcer les actions déjà mises en place par le Programme wallon de réduction des pesticides.

Les objectifs de la coopérative

 

En plus des valeurs éthiques et personnelles des fondateurs de la coopérative, « Nos agriculteurs, Notre eau » a pour but la construction d’une Wallonie propre, où l’impact des pesticides chimiques de synthèse sur nos réserves d’eau serait le plus réduit possible. En ce sens, la coopérative soutient les démarches volontaires de ses membres visant à se passer de pesticides sur au moins une de leurs productions agricoles. Elle souhaite développer, soutenir et promouvoir une agriculture contribuant à la protection et à l’amélioration des ressources hydriques via l’usage de modes de production « propres ».

Cette fonction d’ambassadeur s’adresserait autant aux agriculteurs qu’aux consommateurs, via, notamment, la création de pastilles sensibilisant le consommateur quant à l’origine écoresponsable du produit.

 

Pour ce faire, la coopérative a créé et développé une certification servant à identifier les produits agricoles et alimentaires issus de modes de production respectueux des ressources hydriques belges. En amont de cette certification, la coopérative travaille à la gestion et aux contrôles qualitatifs des produits labellisés. Enfin, « Nos agriculteurs, Notre eau » se positionne comme référent quant à la prestation de services dans le domaine de la protection des ressources en eau mais aussi pour l’accompagnement, la formation et la promotion d’un mode de production agricole sans pesticide chimique de synthèse.

Une pastille, trois niveaux

 

En parallèle au travail effectué auprès des acteurs de terrain, la coopérative veut sensibiliser les citoyens et les consommateurs quant à la problématique de l’eau et aux investissements écoresponsables des agriculteurs belges. C’est ainsi que vont apparaître trois pastilles permettant d’identifier les produits issus d’une agriculture locale respectueuse des ressources en eau:

  • Le premier niveau est accordé aux produits issus d’une agriculture ne faisant appel aux pesticides de synthèse que de manière très ponctuelle et réduite tout en excluant les pesticides chimiques les plus nocifs pour l’environnement.

  • Le deuxième niveau est apposé sur les produits issus d’une agriculture n’utilisant pas de pesticides (ni directement, ni indirectement) sans pour autant répondre au cahier des charges de l’agriculture biologique.

  • Le troisième niveau est accessible uniquement aux produits issus de l’agriculture certifiée biologique.

 

 

La coopérative « Nos agriculteurs, Notre eau » vise avant tout à promouvoir un travail en amont et en aval de la part des éleveurs et des cultivateurs. Ils sont actuellement près d’une dizaine à porter ce projet ensemble, un chiffre qui devrait rapidement grandir vu la pertinence sociale et écologique de l’initiative.

Il s’agit là des balbutiements d’une coopérative qui pourrait changer beaucoup de choses.

 

C’est parce que l’eau de demain s’écoule aujourd’hui qu’est née la coopérative « Nos agriculteurs, Notre eau » !

Plus d'informations ?

Représentant de la coopérative :

Monsieur Daniel BODDEZ

Président « Nos agriculteurs, Notre eau »

www.jeprotegeleaudewallonie.com

boddezdaniel[at]skynet.be

0477/41.06.56

Chargée de projet à l'UNAB :

Gersande BLANCHARD

Rue de la Pichelotte, 9D

5340 Gesves

gersande.blanchard[at]unab-bio.be

0496/26.91.60
 

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