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La Bio, une certitude

Sans pesticide de synthèse, sans engrais chimique, un accès libre à l'extérieur obligatoire pour les bêtes, sans OGM.

Il s'agit de 4 des grandes obligations auxquelles se plient volontairement les agriculteurs bio. Ils sont contrôlés une à deux fois par an par un organisme indépendant.

Les plus-values de la bio

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Notre or bleu en sécurité

Absence de pesticides de synthèse

En Wallonie, 70% des masses d'eau potables sont dégradées. L’AB employant pas ou peu les phytos contribue de facto à la protection des masses d'eau souterraines (et de surface).

En AB, quelques substances naturelles sont autorisées, et aucune n'atteint les eaux souterraines. En revanche, une partie des pesticides autorisés en agriculture conventionnelle sont issues de la famille des PFAS. Et ce ne sont pas les seules substances problématiques chez nous.

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Une eau protégée des nitrates

Absence d'engrais azotés

l’AB, en s’interdisant i) les engrais azotés de synthèse, et ii) les extractions acides des phosphates miniers, et en liant au territoire l’alimentation des animaux, limite les apports de nutriments dans les sols. Du fait de la réduction des apports d’azote, l’AB propose un modèle abaissant les pertes en nitrate de 30 à 60 % par rapport à l’AC en grandes cultures (Benoit et al., 2015 ; Billen et al., 2024 ; Sanders and Heß, 2019).

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Un climat préservé

Absence d'engrais azotés

L’absence de fertilisants de synthèse et la faible disponibilité des PRO sont à l’origine d’émissions moindres à la parcelle de N2O et de CO2. En conséquence, les productions végétales AB, dont les émissions sont essentiellement composées de ces deux GES, présentent des émissions moindres par unité de surface (de l’ordre de 50 %) (Boschiero et al., 2023 ; Bochu et al., 2008). L'élevage AB a une moindre contribution des systèmes d’élevage biologiques aux émissions induites par la transformation des terres à l’étranger - forêts en cultures - (du fait d’une plus grande autonomie) et en Belgique - praires permanentes vers cultures - (du fait de l’élevage généralement davantage au pâturage).

Enfin, les pratiques de fertilisation (PRO et légumineuses) en AB sont également à l‘origine d’une accumulation de carbone organique dans les sols, plus importante qu’en AC.

Quoiqu'il en soit, le développement de mode de production alternatifs - au sens moins intensif - doit s’accompagner d’une transition alimentaire pour agir de manière conjointe sur la réduction des émissions territoriales et sur la réduction de l’empreinte carbone de l’alimentation.

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Une biodiversité florissante

Absence de pesticides de synthèse

L’implication des produits phytos est majeure dans  le déclin de nombreuses populations d'espèces sauvages, en particulier insectes et oiseaux. 

Sans pesticides de synthèse, l’AB est un mode de production qui présente des impacts moindres sur la biodiversité associée des parcelles agricoles. Les parcelles AB hébergent davantage de biodiversité que des parcelles conduites en AC (Tuck et al., 2014 ; Smith et al., 2019). Toutes cultures et groupes taxonomiques confondus, les parcelles conduites en AB ont en moyenne une abondance et une richesse spécifique respectivement supérieures de 32 % et 23 % (Smith et al., 2019). Les habitats de faune sauvage à proximité de parcelles conduites en AB sont de meilleure qualité (Andrade et al., 2021 ; Schöpke et al., 2023 ; Stein-Bachinger et al., 2021).

Les parcelles conduites en AB ont des niveaux de service de pollinisation et de régulation naturelle supérieurs aux parcelles conduites en AC.

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Des sols riches et vivants

Absence de pesticides de synthèse et rotations, couverts végétaux

En AB, les indicateurs de la biologie des sols sont améliorés dans 70 % des cas par rapport à l’AC, qu’ils concernent l’abondance ou la diversité ou les fonctions assurées par les organismes vivants, et de façon nette pour les micro organismes, et ce malgré le travail du sol.

Les rotations bio et les engrais organiques permettent l’amélioration de la porosité et de la prospection racinaire du sol. Par rapport à une fertilisation minérale, la fertilisation organique a un effet positif sur la biodiversité du sol. Les effets les plus documentés concernent l’abondance et la richesse spécifique des nématodes.

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Des sols résilients et stables 

Absence de pesticides de synthèse et d'engrais azotés

L’AB montre ainsi un effet généralement positif sur la qualité physique des sols et en conséquence des propriétés plus favorables en ce qui concerne la dynamique de l’eau dans l’agrosystème (Blanco-Canqui et al., 2024). La stabilité structurale est souvent améliorée en AB, et un effet « bio positif » est observé sur l’infiltrabilité. L’AB améliore le potentiel de résistance face aux sécheresses par rapport à l’AC avec une disponibilité de l’eau pour les plantes généralement améliorée (Lori et al., 2020 ; Mäder et al., 2020). Ces éléments sont également susceptibles de permettre de diminuer le risque d’érosion des sols.

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La santé en priorité

Absence de pesticides de synthèse, additifs moins nombreux et d'origine naturelle dans les produits transformés

Hors problématique de l'eau potable (PFAS, notamment), de nombreux atouts pour la santé humaine de l’AB ont été identifiés notamment pour les populations professionnelles les plus exposées, ainsi que les populations spécifiques telles que les riverains des parcelles agricoles, les mères pendant la grossesse, et les enfants (INSERM, 2021).

Ce n'est pas un hasard si 50 mutuelles européennes (dont Solidaris et la Mutualité Chrétienne) ont appelé au 100% bio pour 2050.

Les concentrations moyennes de résidus observées en AB sont 100 fois inférieures à leurs équivalents conventionnels en fruits et légumes. Les atouts de la consommation d'aliments biologiques par rapport aux aliments conventionnels sont également liés à des niveaux plus faibles de cadmium et de nitrates. 

La consommation régulière d'aliments biologiques est associée à un risque réduit d'obésité, de diabète de type 2, de cancer du sein postménopause et de lymphome non-hodgkinien (Kesse Guyot et al., 2020 ; Baudry et al., 2018 ; Rebouillat et al., 2021)

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Un bien-être animal amélioré

Accès obligatoire à l'extérieur, densités faibles, alimentation bio, moins d'interventions vétérinaires et médicamenteuses

En agriculture biologique, des règles spécifiques viennent s’ajouter aux règles minimales de protection que doivent respecter tous les éleveurs.

L’accès à l’extérieur est l’une des avancées les plus significatives du bio en faveur d’un meilleur bien-être animal. Dans de nombreux élevages, les animaux n’ont en effet plus accès à l’extérieur et passent leur vie dans des bâtiments, les empêchant d’exprimer certains comportements naturels, comme celui de pâturer pour les vaches laitières. Les élevages bio doivent prévoir un accès à l’extérieur pour leurs animaux dès que les conditions le permettent. Cet espace extérieur doit en outre répondre à certaines conditions qui varient selon les espèces – l’accès à un plan d’eau pour les oiseaux aquatiques, l’accès à un abri ou à un endroit ombragé pour les animaux terrestres.

Isolement, attache et élevage en cage sont également interdits en bio.

Par ailleurs, par son moindre usage d’antibiotiques, l’AB contribue moins au phénomène d'antibiorésistance.

Les règles spécifiques prévues pour l’élevage bio contiennent des avancées significatives pour améliorer la vie des animaux d’élevage. Leur respect par les éleveurs s’avère également régulièrement contrôlé, ce qui n’est pas toujours le cas des autres types d'élevage. 

Une sécurité alimentaire assurée

Aujourd'hui, le débat "la bio peut-elle nourrir le monde", que certains aiment agiter pour faire peur et décrédibiliser une agriculture vraiment durable, n'est plus un débat. De nombreux rapport et études sérieux (INRAE, FAO...) montrent que les pratiques biologiques  réduisent la dépendance des agriculteurs aux pesticides et préservent la productivité des cultures et la rentabilité des exploitations agricoles tout en soutenant la prévention de l’impact des ravageurs et des maladies. 

Il reste que pour assurer une sécurité accrue dans une perspective agroécologique, il faut impérativement modifier le système alimentaire pour:

  • Réduire le gaspillage et les pertes alimentaires (30% de ce qui est produit) ;

  • Consommer moins mais de meilleurs produits locaux d’origine animale (70% des surfaces agricoles sont dédiées à l'alimentation animale) ;

  • Réduire les surfaces dédiées à la production énergétique (30% des surfaces de céréales wallonnes servent à produire des biocarburants).

Il s'agit dès lors de choix de société, qu'il faut poser au plus vite.

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