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Groupement de producteurs 

Viande Bovine BIO

Début 2018, sur base de faits remontés par les producteurs wallons de bovins bio, l’UNAB a décidé d’entamer un travail de prospection auprès du secteur de la viande bovine biologique.

Ce travail de prospection a consisté en une série de rencontres avec les différents acteurs de la filière. Ce projet est actuellement toujours en cours mais nous vous livrons déjà ici nos premiers constats.

 

Une incohérence entre offre et demande

 

Le secteur bovin bio valorise dans la filière bio environ 25% de sa production, càd très peu au regard de ce qui est réellement produit. Il s’agit du seul secteur bio où l’offre est supérieure à la demande (« Les chiffres du bio 2018 », Biowallonie asbl, 2019). Ce déséquilibre ne favorise pas l’assurance de prix rémunérateurs aux agriculteurs et la crise qui touche en parallèle la filière conventionnelle renforce la pression qui s’exerce sur le prix. En effet, 

 

Les prix pratiqués sur le marché du bovin bio sont bien souvent basés sur les prix des bêtes vendues dans la filière conventionnelle, majoré d’un certain pourcentage. 

Le manque de reconnaissance des producteurs de bovin bio

 

Les éleveurs bovins bio sont frustrés de ne pas voir valorisé leur métier à sa juste valeur. Ils aimeraient pouvoir recevoir plus de reconnaissance pour leur travail et leurs convictions, notamment grâce au développement de produits de qualité, qui soient cohérent « de la fourche à la fourchette » de part un respect strict du cahier des charges bio, ou plus encore. Cette frustration est d’autant plus grande que les campagnes anti viande et les scandales agroalimentaires se succèdent en véhiculant, à nouveau, une même image négative, ciblant particulièrement les producteurs de bovins.

Il existe donc parmi les producteurs un grand besoin de communication positive et de reconnexion avec le consommateur, afin de retrouver la reconnaissance et le sens de leur métier. 

Le besoin de structuration et d’outils

 

Un besoin de structuration découle déjà des deux constats précédents : s’organiser efficacement permet de faciliter la mise en place d’outils de communication et d’information. Ces outils ne peuvent être que bénéfiques à une reconnexion entre l’offre et la demande, au travers d’un meilleur dialogue entre tous les acteurs, du producteur au consommateur. C’est aussi au travers de ces outils qu’il est possible d’obtenir une meilleure reconnaissance des producteurs, notamment au travers d’un prix juste.

 

D’autre part, dans la filière viande bovine bio, les quelques structures existantes sur le territoire sont trop peu nombreuses que pour assurer une cohérence à l’échelle de la Wallonie. Ainsi, pour un producteur de bovins bio seul, il reste difficile d’accéder à des marchés brassant des volumes plus importants, tout en ayant la garantie de conditions de vente équitables et transparentes, dans lesquelles ils gardent leur indépendance en matière de production et de décision.

 

L’accès à ces marchés dans des conditions dignes pour le producteur nécessite une structuration des agriculteurs entre eux, pour une commercialisation groupée et des relations commerciales encadrées. Finalement, il est aussi de plus en plus difficile pour le producteur de travailler en circuit-court avec des petites ou moyennes surfaces ou des boucheries. En effet, par souci de facilité et flexibilité ces enseignes préfèrent de plus en plus l’achat de pièces techniques au travail en carcasse. Cela implique souvent le passage par un chevilleur et un atelier de découpe. Une multitude d’intermédiaires qui doivent donc s’articuler correctement pour assurer la valorisation de viande en bio jusqu’à l’assiette du consommateur. Or, il existe un manque d’outils de transformation. La fermeture progressive des petits abattoirs, leur spécialisation et leur concentration se répercutent sur les éleveurs qui, faute de trouver des structures d’abattage proches de chez eux, doivent parcourir de nombreux kilomètres pour faire abattre leurs bêtes.

 

En plus de ce regroupement des abattoirs, qui a également tendance à limiter la transparence et le contrôle que le producteur peut avoir sur cette étape, les ateliers de découpe posent souvent problèmes. En effet, ces ateliers sont soit limités dans leur volume et périmètre de vente, soit ils ne sont pas certifiés bio. Dans les deux cas, la valorisation de la viande bovine en bio via de la vente en petite ou moyenne surface ou via de la vente directe à la ferme se retrouve freinée de par ces outils incomplets et/ou inadaptés. Le passage par des outils de plus grande envergure n’est souvent pas une solution car, là, les volumes traités par les producteurs sont trop faibles que pour être attrayant pour les transformateurs. A cela vient s’ajouter un manque de personnels qualifiés pour la découpe de viande bio, notamment pour découper et transformer d'autres races que la Blanc-Bleu-Belge. La mise en place d’outils efficaces et adaptés aux besoins de ces plus petits marchés passe aussi par l’organisation des producteurs et la structuration de l’ensemble de la filière. 

Un groupement de producteurs pour mieux structurer la filière ?

A l'image du Groupement de producteurs Porcs Bio, et bien que la filière fonctionne de manière toute à faire différente, il apparaît que la création d'un groupement de producteurs au sein de la filière bovine bio pourrait être bénéfique aux situations expliquées plus avant. Cette tendance s'est confirmée lors de nos sessions de rencontres avec les agriculteurs du secteur bovin, convaincus à 87% qu'un regroupement entre agriculteurs pourrait les aider à faire face à de nombreux problèmes

L'UNAB, en partenariat avec la FUGEA, continue donc ses investigations dans ce sens et travaille à la réalisation des objectifs suivants:

  • Structurer les agriculteurs bio de la filière grâce à la création d’un Groupement de Producteurs (GP) 100% viande bovine bio;

  • Développer les services nécessaires et pertinents du GP :

    • Prix rémunérateur;

    • Partenariats  commerciaux équitables;

    • Facilitation de l’accès aux réseaux de distribution;

    • Connexion avec les tendances du marché;

    • Réseautage entre agriculteurs.

 

Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de la suite du projet !

Plus d'informations ?

info[at]unab-bio.be

 

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